Les inégalités dans l'actualité

Îlots de chaleur, îlots de pauvreté

Denis Dufresne
La Tribune

Nous ne sommes pas tous égaux devant la maladie et la mort : près des deux tiers (60 %) des décès survenus en Estrie lors de la canicule de juillet 2018 se sont produits dans des « îlots de chaleur », que l’on retrouve principalement en milieu urbain et défavorisé, ce qui interpelle la Santé publique et les municipalités.

Le bilan de l’épisode de chaleur extrême qui a frappé le Québec et l’Estrie entre le 30 juin et le 7 juillet dernier, présenté mardi dernier par la Direction de la santé publique de l’Estrie, qui fait état de 15 morts (dont 3 à Sherbrooke et 5 dans la région de Granby), n’est peut-être pas surprenant, mais il est néanmoins choquant.

Dans l’ensemble du Québec, près de 90 décès ont été répertoriés à la suite de cette canicule.

Bien que la majorité des personnes affectées par la chaleur extrême et celles qui sont décédées éprouvaient déjà des problèmes de santé (maladies cardiaques ou respiratoires, trouble psychiatrique, diabète, hypertension, etc.), il est inacceptable que des personnes démunies économiquement ou socialement soient majoritaires dans ce triste palmarès.

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