Les inégalités dans l'actualité

Les Québécois, inégaux devant la retraite

Gérard Bérubé
Le Devoir

Âgés, endettés et au travail. Les Québécois sont plus inégaux face à la retraite. Le creusement de l’écart est grandissant, associé à des facteurs essentiellement systémiques. Mais les données permettent aussi d’avancer la thèse d’une démotivation présumée dans le secteur public.

Globalement, les Québécois prennent leur retraite plus tardivement, nous dit l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). À 43 % en 2009, la part des personnes de moins de 60 ans qui ont quitté le marché du travail est passée à 27 % en 2018. Vue selon le taux d’emploi, la proportion de personnes en emploi chez les travailleurs plus âgés s’accroît d’environ dix points de pourcentage dans le segment des 55 à 64 ans, de près de six points de pourcentage dans celui des 65 à 69 ans.

La petite étude d’une dizaine de pages ne donne pas d’explication. Il est toutefois reconnu que la faiblesse des rendements dans les portefeuilles de placement, la transformation de nombre de régimes à prestations déterminées en régime à cotisations déterminées, l’introduction d’un crédit d’impôt « motivateur » pour les travailleurs de 65 ans et plus et tous les nouveaux paramètres appliqués aux régimes publics visant à décourager une retraite hâtive et à inciter à une retraite tardive engendrent un accroissement des inégalités et une présence accrue ou prolongée sur le marché du travail. Au bout du compte, et malgré les bémols apportés sur la représentativité des données, « en 2018, la grande majorité des personnes en emploi, soit près des trois quarts d’entre elles, quitte le marché du travail après 60 ans », souligne l’agence québécoise de statistiques.

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