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Inégalités: un «prix Nobel» d’économie louange le Québec pour ses politiques publiques

Henri Ouellette-Vezina
Journal Metro

«Ne faites pas ce que les États-Unis font.» C’est le message simple mais fort qu’avait le lauréat du «prix Nobel» d’économie Joseph E. Stiglitz devant une salle comble de 1200 personnes à l’Université de Montréal (UdeM) lundi.

Il y donnait une conférence sur les inégalités socio-économiques en Amérique du Nord, et en a profité pour louanger la longueur d’avance qu’a le Québec sur les États-Unis. «Chez vous, les mouvements coopératifs qui donnent envie aux gens de se rassembler sont très forts. Il faut miser là-dessus, ça affecte votre population très positivement de plusieurs façons», a-t-il expliqué en entrevue avec Métro.

Celui qui est l’un des visages public du «nouveau keynésianisme» – un courant qui réfute la vision selon laquelle les marchés s’équilibrent en fonction de l’offre et la demande – estime que les politiques sociales du Québec, comme l’assurance-maladie ou l’assurance-chômage, réduisent les inégalités.

«Ce ne sont pas les accords économiques qui font la différence, la preuve étant que vous aviez l’ALENA ici, en même temps que nous, a illustré l’économiste américain. Ce sont les politiques qui changent la donne. Ça démontre qu’on peut s’attaquer aux inégalités.»

Il dit trouver remarquable qu’au Québec, «un endroit où il y a beaucoup moins d’inégalités que chez nos voisins du sud», un organisme comme l’Observatoire québécois des inégalités (OQI) – qui organisait l’événement – existe et documente l’évolution de ces problématiques sociales.

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