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Les inégalités ont nourri le populisme, croit le Prix Nobel d'économie

Agnès Gruda
La Presse

Les écarts économiques qui se sont creusés entre les plus riches et les plus pauvres depuis une quarantaine d'années, et qui se sont accélérés depuis la crise économique de 2008, ont grandement nourri le vent de populisme qui déferle aujourd'hui sur la planète en général, et sur les États-Unis en particulier.

De passage à Montréal hier, le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz reproche d'ailleurs à Barack Obama d'avoir mal géré la réponse à la crise qui a dévasté l'économie américaine au tout début de sa présidence. Et d'avoir ainsi indirectement ouvert la voie à Donald Trump.

Ex-économiste en chef de la Banque mondiale et ancien conseiller de Bill Clinton, Joseph Stiglitz recevait hier à Montréal le prix Anthony-Atkinson pour l'égalité. Il a profité de l'occasion pour dresser un portrait des écarts de richesse abyssaux qui séparent le 1 % des Américains les plus riches de la vaste majorité de leurs compatriotes. Et pour faire la promotion de son plus récent livre, People, Power, and Profits (Peuple, pouvoir et profits) dans lequel il se fait le chantre d'un « capitalisme progressiste », redistribuant les fruits de la croissance économique pour réduire les inégalités économiques.

Les revenus des 90 % des Américains les moins riches n'ont pas bougé depuis 40 ans, tandis qu'aux États-Unis, le 1 % des plus riches possède le quart de l'économie, a énuméré l'économiste.

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